Renforcement de la gestion des ressources en eau transfrontalières sur le bassin du fleuve Sénégal - TCP/INT/3602
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FAO ;
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Dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne, les moyens d’existence dépendent de l’agriculture pluviale, un faible pourcentage de terres arables bénéficiant de l’irrigation. Le développement agricole est freiné par les pressions exercées sur les terres, notamment par la croissance démographique rapide, les migrations, les déplacements causés par des conflits localisés, la volatilité des prix, la désertification et les inondations. La diminution des ressources en terres et en eau due à l’érosion et à la demande croissante en nourriture, fourrage, bois et eau a conduit à une généralisation de la pauvreté, en particulier dans les zones rurales. Le bassin du fleuve Sénégal s’étend sur les territoires de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. La pauvreté reste élevée dans cette région, avec une qualité de vie parmi les moins bonnes du continent. Les scores de l’Indice de développement humain (IDH) de ces quatre pays les placent dans le dernier quart des classements mondiaux. Les initiatives conduites par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aux niveaux régional et national, ainsi que par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) au niveau du bassin ont contribué à accroître la résilience des populations du bassin face à la sécheresse et aux incertitudes climatiques et à améliorer leurs moyens d’existence. L’OMVS constitue un bon exemple d’un partage équitable des ressources en eau réalisé à travers des activités de développement et de gestion menées par les États faisant partie d’un bassin fluvial transfrontalier.Le projetvisaità renforcerces efforts. Dans le bassin du fleuve Sénégal, l’eau est partagée entre les différents secteurs liés aux moyens d’existence dans la région, c’est-à-dire les zones agricoles et agro-pastorales, les zones de pêche, l’approvisionnement en eau des municipalités et l’hydro-électricité. Dans les pays riverains, la pénurie en eau est principalement liée à un manque d’infrastructures et à l’incapacité d’accéder à une grande partie de l’eau disponible, plutôt qu’à une réelle insuffisance des ressources. Le niveau d’utilisation de l’eau le long du fleuve Sénégal étant relativement faible, la mise en place d’infrastructures d’approvisionnement devrait permettre une utilisation accrue des ressources disponibles et contribuer à réduire les pénuries.
