Country Economic Memorandum for Burkina Faso
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Editor
Washington, DC: World Bank
Resumen
Descripción
Between 2000 and 2022, Burkina Faso’s
economic output has more than tripled in real terms, but
this has not translated into significant reductions in the
number in extreme poverty. Economic growth has been highly
volatile due to exposure to weather and climate shocks,
political instability and conflict, and external shocks such
as the COVID-19 pandemic and the war in Ukraine. Although
the economy has undergone major sectoral changes, they do
not reflect the degree of structural transformation needed
to equip the country for future success. A slowdown in
agricultural production over the past decade has left
Burkina Faso less able to provide employment in rural areas
and feed a growing population. Growth has not been efficient
due to low productivity, a sub-optimal allocation of
production factors, and major constraints to private sector
development, including a low human capital base. Growth has
also not been sustainable due to low levels of investment,
the deterioration of public finances, and the destruction of
natural resources, which all limit the economy’s resilience
to shocks. Finally, growth has not been inclusive due to the
underemployment of young people and women in the formal
sectors of the economy, and little redistribution of the
fruits of growth. The policy objective in this area will be
to increase women’s engagement in higher-value sectors,
improve their access to productive inputs, and increase
their physical security and household agency. Under the
high, sustainable, and inclusive growth scenario,
significant per capita GDP gains would see Burkina Faso join
the group of lower middle-income countries by 2040 and
remain in the group thereafter.
Entre 2000 et 2022, la production économique du Burkina Faso a plus que triplé en termes réels, mais cela ne s’est pas traduit par une réduction significative du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. La croissance économique a été très volatile en raison de l’exposition aux chocs météorologiques et climatiques, à l’instabilité politique et aux conflits, ainsi qu’aux chocs externes tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine. Bien que l’économie ait connu d’importantes transformations sectorielles, elles ne reflètent pas le degré de transformation structurelle nécessaire pour donner au pays les moyens de réussir dans l’avenir. Le ralentissement de la production agricole au cours de la dernière décennie a rendu le Burkina Faso moins à même de fournir des emplois dans les zones rurales et de nourrir une population croissante. La croissance n’a pas été efficace en raison d’une faible productivité, d’une allocation sous-optimale des facteurs de production et de contraintes majeures au développement du secteur privé, notamment une faible base de capital humain. La croissance n’a pas non plus été durable en raison de la faiblesse des investissements, de la détérioration des finances publiques et de la destruction des ressources naturelles, autant de facteurs qui limitent la résilience de l’économie aux chocs. Enfin, la croissance n’a pas été inclusive en raison du sous-emploi des jeunes et des femmes dans les secteurs formels de l’économie et de la faible redistribution des fruits de la croissance. L’objectif de la politique dans ce domaine sera d’accroître la participation des femmes dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, d’améliorer leur accès aux intrants productifs et d’accroître leur sécurité physique et leur capacité d’agir au sein du ménage. Dans le scénario de croissance élevée, durable et inclusive, des gains importants du PIB par habitant permettraient au Burkina Faso de rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure d’ici 2040 et d’y rester par la suite.
Entre 2000 et 2022, la production économique du Burkina Faso a plus que triplé en termes réels, mais cela ne s’est pas traduit par une réduction significative du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. La croissance économique a été très volatile en raison de l’exposition aux chocs météorologiques et climatiques, à l’instabilité politique et aux conflits, ainsi qu’aux chocs externes tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine. Bien que l’économie ait connu d’importantes transformations sectorielles, elles ne reflètent pas le degré de transformation structurelle nécessaire pour donner au pays les moyens de réussir dans l’avenir. Le ralentissement de la production agricole au cours de la dernière décennie a rendu le Burkina Faso moins à même de fournir des emplois dans les zones rurales et de nourrir une population croissante. La croissance n’a pas été efficace en raison d’une faible productivité, d’une allocation sous-optimale des facteurs de production et de contraintes majeures au développement du secteur privé, notamment une faible base de capital humain. La croissance n’a pas non plus été durable en raison de la faiblesse des investissements, de la détérioration des finances publiques et de la destruction des ressources naturelles, autant de facteurs qui limitent la résilience de l’économie aux chocs. Enfin, la croissance n’a pas été inclusive en raison du sous-emploi des jeunes et des femmes dans les secteurs formels de l’économie et de la faible redistribution des fruits de la croissance. L’objectif de la politique dans ce domaine sera d’accroître la participation des femmes dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, d’améliorer leur accès aux intrants productifs et d’accroître leur sécurité physique et leur capacité d’agir au sein du ménage. Dans le scénario de croissance élevée, durable et inclusive, des gains importants du PIB par habitant permettraient au Burkina Faso de rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure d’ici 2040 et d’y rester par la suite.
Palabras clave
AGRICULTURAL PRODUCTIVITY, TECHNOLOGICAL SOPHISTICATION, RESOURCE ALLOCATION, GENDER PARITY, GROWTH
