Séchage de fruits tropicaux pour l’exportation: l’experience au Burkina Faso de la mangue séchée

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FAO ;

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Pays d’Afrique de l’Ouest anciennement appelé ‘Haute-Volta’, le Burkina Faso, ‘pays des hommes intègres’, connaît, malgré son enclavement régional, un fort développement agro-économique depuis plus d’une décennie. Encore aujourd’hui et sous un climat soudano-sahélien toujours aussi rude, 85 % de la population vit de l’agriculture et produit une grande variété de fruits (mangues, bananes, papayes...) et de légumes (aubergines, tomates, haricots...). Ainsi, le Burkina Faso est devenu le plus gros producteur ouest-africain de mangues (160.000 tonnes pour l’année 1994-1995) avec son voisin, la Côte d’Ivoire. Cette situation ne va pas sans poser quelques problèmes lorsqu’il s’agit d’écouler la production. La saturation des marchés est devenue préoccupante au moment de la récolte1. Jusqu’en 1992, les moyens de conservation étaient limités au séchage traditionnel et les autres procédés de transformation étaient inaccessibles pour le producteur.

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