Rapport terminal - Amélioration de l'environnement politique et institutionnel pour le développement de systemes de cogestion en pêche continentale au Burkina Faso, au Mali, en Côte d'Ivoire et au Ghana
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Les pêches artisanales en eau douce en Afrique de l’Ouest ont connu un développement notable à la suite de la construction de plusieurs barrages hydroélectriques sur les principaux cours d’eau. Le gigantesque barrage d’Akossombo avec le lac Volta de 9.344 km² de superficie (4% du territoire national) est mis en eau au Ghana en 1964. En Côte d’Ivoire, plusieurs barrages hydroélectriques sont érigés ; Kossou en 1971, donne naissance à un lac de 900 km². En 1980, le Mali construit le barr age de Sélingué qui inonde 409 km² de terre. Enfin, le Burkina Faso crée respectivement en 1988 et 1992, deux barrages qui donnent les lacs de Kompienga (210 km²) et Bagré (250 km²). La construction de ces ouvrages a fragilisé le tissu socio-économique des riverains (déplacement massif et réinstallation des populations sur de nouveaux sites, destruction de plantations, de forêts et de biens). L’objectif premier des barrages est de produire de l’électricité. Toutefois, les lacs de Sél ingué et de Bagré bénéficient d’un programme de production de riz irrigué et de culture maraîchère. Les activités de pêche qui se sont développées par la suite ont profondément modifié la configuration ethnosociologique des espaces lacustres. SFLP
