Assistance au renforcement de la gouvernance des ressources halieutiques de la Somalie, du Kenya, de Djibouti et de l’Érythrée pendant et après la crise de la covid-19 - TCP/SFE/3805
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FAO ;
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La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) est un problème de grande ampleur, tant à l’échelle mondiale que dans la sous-région de l’Afrique de l’Est. Bien qu’il soit difficile d’estimer le volume exact des captures INN, des études récentes estiment qu’en Somalie, plus de 132 000 tonnes de poisson (soit trois fois la production déclarée de 40 000 tonnes) proviennent de navires sans licence. Ce problème ne se limite pas à la Somalie, et les quatre pays participants au projet ont signalé que des navires sans licence iraniens, srilankais et yéménites (entre autres) opéraient dans leurs eaux. La pêche INN a donc un coût élevé que supporte tous les pays de la sous-région, tant en termes économiques que de moyens d’existence, et constitue un risque pour la sécurité alimentaire. Étant donné que les navires qui pratiquent la pêche INN ne respectent pas les frontières nationales, ce problème doit être affronté au niveau international en partageant les moyens, les informations et les renseignements. Il arrive par exemple qu’un navire pêche dans la zone économique exclusive (ZEE) d’un pays et débarque ses prises dans le port d’un autre pays. Ignorer la pêche INN réduit les produits de la pêche disponibles sur les marchés nationaux, avec les répercussions qui en découlent sur la sécurité alimentaire. Ces ressources perdues représentent également un manque à gagner pour les pays, tant en raison du non-acquittement des droits de pêche pour les navires hauturiers que par la réduction des ressources halieutiques exploitées par les flottes artisanales qui a une incidence sur les moyens d’existence des communautés de pêcheurs. Enfin, la pêche INN est pratiquée sans tenir compte de l’état des stocks de poissons ou des règles de conservation, nuisant à la gestion durable des ressources naturelles des pays concernés. Au vu de la nécessité pressante d’établir une coopération sous-régionale, les gouvernements de Djibouti, de l’Érythrée, du Kenya et de la Somalie ont demandé à la FAO de les aider à évaluer leur situation et à mettre en place une collaboration sous-régionale afin de renforcer la lutte contre la pêche INN.
