Nature et Faune, vol.23, no.1
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Descripción
Les activités humaines dans les forêts tropicales sont des processus disruptifs et peuvent enclencher divers mécanismes ou effets, non entièrement maîtrisés, lesquels peuvent par la suite altérer, de manière plus ou moins significative, les fonctions, structure et composition de l’écosystème. La régénération végétale (perte des pollinisateurs, des disséminateurs de graines et des prédateurs de semences), le réseau trophique (perte de prédateurs principaux ou de leurs proies), et la diversité vég étale (changement des comportements herbivores, augmentation des animaux nuisibles) font partie des divers processus qui dépendent de la présence de la faune sauvage. Certaines des espèces ou des groupes fonctionnels sont plus importants que d’autres dans la maintenance des processus et de l’intégrité de l’écosystème. «Les espèces clés », les « ingénieurs de l’écosystème » ou les organismes dotés de « valeurs d’importance communautaire » font référence aux espèces dont la perte a un impact dispr oportionné sur l’écosystème par rapport à la perte d’autres espèces. La sagesse conventionnelle prédit que la réduction ou l’extirpation de ces animaux pourrait occasionner des changements dramatiques pour ces écosystèmes. Plusieurs exemples illustrent l’importance de ces espèces clés dans la gestion de la forêt. L’extirpation des gros félins a déclenché la croissance incontrôlée de la population des proies, ce qui a dramatiquement augmenté l’intensité du broutage ou du pâturage au point d ’empêcher complètement la régénération de la forêt. En dépit du fait que l’objectif principal de cette édition spéciale est d’intégrer fermement la gestion de la faune sauvage dans la gestion forestière en Afrique. Cette édition passe en revue les actualités de la gestion de la faune sauvage et des aires protégées en Afrique et leurs liens avec la gestion forestière ; ainsi qu’une évaluation de l’étendue de la participation des populations rurales dans les efforts de conservation.
