L’intersection entre les conditions socio-économiques et la radicalisation des jeunes - Implications pour la programmation dans les pays du G5 Sahel
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FAO ;
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Cette étude de la FAO-ODI fournit une analyse factuelle des moteurs de la radicalisation des jeunes au Sahel et explique ce que cela signifie pour la formulation de programmes visant à répondre à cette préoccupation.
Des ressources ont été investies pour tenter de s'attaquer aux facteurs sous-jacents de la radicalisation des jeunes, souvent par le biais de programmes portant le label «Lutter contre l’extrémisme violent» " (Countering Violent Extremism - CVE) ou « Prévention de l’extrémisme violent » (Prevention of Violent Extremism - PVE). Ces approches tendent à classer les individus « à risque » en fonction de certains profils socio-économiques. En particulier, lier à la fois la pauvreté et le chômage à la radicalisation a été une hypothèse populaire chez les décideurs politiques. Cela est basé sur des arguments selon lesquels la pauvreté et le chômage génèrent des motivations basées sur les griefs et réduisent le coût d’opportunité pour s’engager dans la violence politique. En réponse à cette hypothèse, les programmes de prévention et de lutte contre la criminalité incluent souvent la mise en place d’alternatives économiques et de formations qualifiantes dans le but de dissuader les jeunes de rejoindre les groupes armés.
Cependant, les conclusions de ce rapport remettent en question ce cadre. Sur la base d’un examen de plus de 50 études sur la radicalisation au Sahel et des preuves de la mise en oeuvre de programmes P/CVE dans la région, il a été estimé que les moteurs de la radicalisation dans la région sont géographiquement spécifiques et doivent donc être considérés dans l'espace, plutôt que de chercher à produire un profil « type » des jeunes qui sont vulnérables à la radicalisation.
Ce rapport vise non seulement à découvrir comment les conditions socio-économiques interagissent avec les dynamiques politiques pour produire des environnements propices à la radicalisation des jeunes, mais aussi à fournir des recommandations sur la façon dont la FAO peut adapter les programmes d’emploi régionaux afin qu’ils contribuent à réduire la radicalisation.
